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Les locations de résidences principales via les plates-formes limitées à 120 jours par an

Depuis le 1er janvier, les règles encadrant l’activité des loueurs de leur résidence principale en meublés touristiques et des plates-formes type Airbnb ont changé. Celles-ci étant régulièrement accusées de concurrence déloyale par les acteurs traditionnels du tourisme, en particulier à Paris et dans les zones tendues, une régulation encadrée de l’activité des plates-formes de location saisonnière était fortement attendue par les professionnels de l’hôtellerie. Dans ce contexte, en juin dernier, les plates-formes (Abritel-HomeAway, Airbnb, TripAdvisor, Leboncoin…), membres de l’UNPLV (Union nationale pour la promotion de la location de vacances), devançant la loi ELAN promulguée en novembre 2018, ont signé un accord avec le gouvernement pour limiter les locations de résidence principale à 120 jours par an. Le blocage automatique des locations de meublés touristiques à 120 jours vient donc d’entrer en vigueur le 1er janvier. Dans les faits, sur chaque plate-forme, membre de l’UNPLV, les annonces des personnes louant leur résidence principale en entier sont désormais équipées d’un compteur de nuitées réservées. Une fois le seuil des 120 jours atteint, ces annonces seront bloquées pour le reste de l’année calendaire. Cette mesure concerne 18 villes françaises soumises à des tensions sur l’offre de logement : Paris, Lyon, Lille, Bordeaux, Nice, Aix-en-Provence, Annecy, Menton, Nîmes, Versailles, Levallois-Perret, Neuilly-sur-Seine, Martigues, Sète, Saint-Paul-de-Vence, Villeneuve-Loubet, Saint-Cannat, Roquebrune-Cap-Martin.