k4_15412580.jpg

Le PIB recule de 5,8 % au premier trimestre

La mise à l’arrêt des activités « non essentielles » à partir de la deuxième moitié du mois de mars a eu un impact très significatif sur la croissance française. Dans une récente note « d’informations rapides », l’Insee précise ainsi que les 2 semaines de confinement intervenues en mars ont entraîné une baisse de 5,8 % du PIB du 1er trimestre 2020. Il s’agit, rappellent les analystes de « la baisse la plus forte sur l’historique de la série trimestrielle, depuis 1949. En particulier, elle est plus forte que celles enregistrées lors du 1er trimestre 2009 (-1,6 %) ou au 2e trimestre 1968 (-5,3 %) ».

Tous les compteurs sont au rouge

Tous les indicateurs de croissance sont passés au rouge. Les dépenses des ménages, moteur de l’économie française, affichent un recul de 6,1 % par rapport au trimestre précédent. Dans le détail, note l’Insee, le repli est marqué « tant du côté des biens (-7,3 % ) que du côté des services (-5,2 %). S’agissant des biens, la consommation de biens fabriqués chute lourdement (-16,3 %) et les dépenses en énergie baissent (-4,8 %) en raison notamment de températures clémentes et d’une forte baisse des achats de carburants. En revanche, les dépenses alimentaires augmentent nettement (+2,4 % après +0,5 %) ».
La baisse est également très notable pour les exportations (-6,5 %) ainsi que pour les importations (-5,9 %).

  • © 2020 Les Echos Publishing - Frédéric Dempuré
  • Mai 05, 2020